Calvados : intervenant pour tapage diurne les policiers sont mal reçus

Calvados : intervenant pour tapage diurne les policiers sont mal reçus

La police intervient par deux fois pour tapage diurne et est très mal accueillie

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Par : Joëlle Briant

Dimanche 23 octobre 2016, un groupe de jeunes gens décide de poursuivre la nuit passée au festival Nordik impakt dans un appartement de Caen (Calvados) poussant la musique à fond. Les policiers municipaux intervenant par deux fois se voient insultés et violentés. Deux jeunes hommes âgés de 23 et 25 ans ont été jugés mercredi 10 janvier 2018 par le tribunal de grande instance de Caen.

Mercredi 10 janvier 2018, deux jeunes ont comparu devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour outrages et violences à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique le dimanche 23 octobre 2016 dans l'agglomération.

"Vous n'avez rien à foutre ici !"

Regagnant l'appartement d'une amie vers 6h du matin les jeunes poussent la musique techno à fond. Vers 11h la police municipale intervient à la demande du voisinage, leur demandant de baisser le son. Mais au lieu de cela, le niveau sonore s'amplifie et à leur seconde intervention les sept agents sont accueillis par deux individus vociférant sur le balcon, les informant qu'ils n'ont "rien à foutre ici". S'en suivent crachats, jets d'objets et flot d'insultes ininterrompu. Les injures dirigées vers une policière musulmane sont particulièrement crues, le plus jeune s'apprêtant à baisser son pantalon avant de se raviser. La porte d'entrée est défoncée par les forces de l'ordre. Les lieux sont jonchés de bouteilles vides. Les deux jeunes ont plus de 1,80g d'alcool par litre de sang.

"Soyez tolérants, vous en faisiez autant"

Le plus jeune a trois mentions dans son casier judiciaire (vol en réunion, dégradations, délit de fuite). En garde à vue, il déclare en matière d'excuse : "Soyez tolérants dans votre jeunesse vous en faisiez autant". Le plus âgé n'est pas connu de la justice mais comme le dit l'avocat des parties civiles : "Il répétait bêtement les propos de son copain". 600 euros de préjudice moral sont sollicités pour chacune des sept victimes.

Le procureur juge les faits inadmissibles et rappelle que lors de la première intervention, les policiers se sont montrés conciliants. Des peines d'amendes sont requises pour les deux prévenus. S'y ajoutent deux mois de prison avec sursis pour le plus jeune.

L'affaire est mise en délibéré au mercredi 31 janvier 2018.


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