Grégory: à Aumontzey, les habitants entre perplexité et exaspération

Grégory: à Aumontzey, les habitants entre perplexité et exaspération

La maison d'Albert et Monique Villemin à Aumontzey, le 14 juin 2017 © Patrick HERTZOG [AFP]

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A Aumontzey, où ont été arrêtés une partie des proches de la famille du petit Grégory, retrouvé mort en 1984 dans une rivière, les habitants hésitaient mercredi entre perplexité face au dernier rebondissement de cette énigme judiciaire et exaspération d'être à nouveau scrutés.

Route de Frambemenil, dans ce paisible village vosgien, les grands-parents paternels de Grégory, ont passé la journée, chez eux, à être entendus - libres - par des enquêteurs venus spécialement de Dijon, et repartis en début de soirée.

A deux pas, les gendarmes ont pénétré dans la maison curieusement peinte en rose et en mauve située à l'orée des bois, où Marcel et Jacqueline Jacob, 72 et 73 ans, oncle et tante de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, ont été interpellés et conduits à Dijon pour être entendus. En fin d'après-midi, les volets sont clos, et le voisinage plus que méfiant à l'égard de la presse venue en nombre.

"Ce que j'en pense, je vous le dirai pas", répond sans aménité un voisin des Jacob. "Vous perdez votre temps ici. Ne me posez pas de question, je vous répondrai pas".

"Est-ce qu'on saura enfin un jour qui a tué Grégory", s'enflamme un quinquagénaire, près de l'église. "Plus de 30 ans qu'on est emmerdés avec cette histoire".

"Bien sûr qu'on veut savoir qui c'est. Moi, j'ai pas d'idée sur la question. Je les connais bien (les deux couples entendus NDLR) et je crois pas qu'on trouve quelque chose chez eux", explique une habitante.

'Saura-t-on jamais ?'

"C'est atroce! Vous pensez! Pour Jean-Marie et Christine (les parents qui vivent depuis des années en région parisienne, NDLR), mais aussi pour les grands-parents", s'exclame une autre voisine, qui organise une fête d'anniversaire dans un jardin "C'est un peu comme remuer le couteau dans la plaie même si le principal, c'est le désir de connaître la vérité".

"Ah, comme je les plains les grands-parents", poursuit un habitant, qui veut absolument garder l'anonymat. "Mon Dieu, saura-t-on jamais qui est l'auteur du meurtre, qui était le corbeau, les mobiles du crime, bref entendra-t-on un jour quelqu'un vider sa conscience et livrer des aveux complets ?"

"Moi", ajoute l'homme en bleu de travail, "je suis pessimiste et crois bien que je mourrai avant de savoir qui c'était. Ceci dit, ça m'empêche pas de vivre et croyez pas qu'ici on pense à Grégory tous les jours. Mais quand la mayonnaise reprend comme ça semble être le cas aujourd'hui, on s'interroge et on replonge dans le passé".

Entre deux portes, une jeune femme confie: "J'étais pas née quand on a retrouvé Grégory dans la Vologne mais évidemment je connais l'histoire. Mon sentiment? J'en ai pas. Mais comme tout le monde je voudrais savoir qui c'était".

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