Seine-Maritime : il veut "saigner" les forces de l'ordre

Seine-Maritime : il veut "saigner" les forces de l'ordre

Le jeune délinquant a été jugé devant le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime).

Le
Par : Patrick Joliff

Un jeune homme accusé de rébellion, menaces de mort et détention de stupéfiants a été condamné vendredi 14 Avril 2017 à huit mois de prison avec sursis. Récit.

À Maromme (Seine-Maritime) le 25 août 2016, des forces de l'ordre en patrouille voient un individu se débarrasser d'un objet qui semble compromettant à leurs yeux. Un policier ramasse un sachet à terre, qui s'avère être de l'héroïne.

Interpellé, le jeune homme nie avoir possédé le sachet. Sur lui, on trouve aussi une somme d'argent importante. Il se ravise alors, reconnaît les faits, et se déclare consommateur régulier, mais persiste à nier l'accusation d'avoir transporté de la drogue. "Je voulais simplement en revendre", dit-il. Il est laissé en liberté.

Il veut "saigner" les forces de l'ordre

À Maromme toujours, le 13 octobre 2016, des policiers sont avisés qu'un groupe de personnes perturbent le voisinage devant un supermarché. Un individu est interpellé et cherche à cacher les stupéfiants qu'il transporte. mais il les insulte et les injurie tout en refusant l'examen médical qu'on veut lui imposer en garde à vue. Agité et incontrôlable, il prétend "être victime d'un abus de pouvoir".

Enfin, dans la nuit du 24 au 25 octobre 2016, le prévenu déambule à la foire de Rouen et se fait remarquer par des policiers en urinant sur du matériel urbain. Les forces de l'ordre doivent faire usage de gaz lacrymogène pour éloigner ses amis qui lui viennent en aide. Placé en garde à vue, il refuse de signer le procès-verbal qui lui est soumis, prétendant avoir été frappé dans le fourgon de police. "Je veux me venger, je vais les saigner".

Pour ces faits, l'invidu a été jugé à Rouen. Pour le Procureur, le prévenu affiche "une haine réitérée de la force publique". Sa défense avance l'argument selon lequel "la jeunesse du prévenu l'a fait paniquer".

Vendredi 14 avril 2017, la justice a rendu sa décision. S'il est relaxé pour détention de stupéfiants, le Tribunal le condamne à huit mois de prison avec sursis pour rébellion et menaces de mort.   


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