Accueil Actualités Fuite à Lubrizol Rouen : "non, ce n'était pas du mercaptan"! explique un toxicologue


Fuite à Lubrizol Rouen : "non, ce n'était pas du mercaptan"! explique un toxicologue


Publié le 01-02-2013 à 09:40:07 par T.B


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Selon le toxicologue André Picot, interrogé par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, le gaz malodorant émis par l'usine Lubrizol de Rouen ne peut pas être du mercaptan.

"On nous explique que la synthèse du Dithiophosphate de zinc (PS2O2H.xZn) s'est emballée de manière incontrôlée dans l’usine rouennaise et a généré un gaz mal odorant sans toxicité importante : le Méthanethiol (nom chimique du mercaptan, ndlr). Or, si l’on s’en tient aux bases classiques de la chimie, ce type de réaction est proprement impossible", affirme André Picot, toxicochimiste et directeur de recherche honoraire au CNRS. Selon lui, il n'est pas impossible qu'il s'agisse plutôt d'hydrogène sulfuré, un gaz hautement toxique.

A lire sur le site du Nouvel Observateur




2 REACTIONS








Par Chemman
Posté le 03 février à 23h09

Je suis surpris des affirmations tenues par ce toxicologue qui s'appuie soit disant sur la chimie sans connaissance exacte des produits fabriqués par Lubrizol. Etant moi même chimiste et donc scientifique, j'essaye également de comprendre ce qui a pu se passer en me basant sur des données objectives. Sans connaîtres les matières premières mises en jeu, il est impossible d'établir qu'elles ont pu être les réactions chimiques secondaires qui ont pu conduire à la libération de gaz odorant. Le seul document officiel objectif est l'ARRETE PREFECTORAL D'AUTORISATION. J'invite donc toute personne curieuse à lire ce document accessible sur le site http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr. Ce qui est établi par cet arrêté c'est que Lubrizol produit du dithiophosphate de zinc et plus exactement de l'alkyldithiophosphate de zinc pour une capacité de 50000t/an utilisé comme lubrifiant. Ce produit contient donc des chaines carbonées contrairement à ce qu'affirme le toxicologue. Le site de Rouen dispose par ailleurs d'une unité de traitement des évents soufrés pour les mercaptans et l'hydrogène sulfuré H2S issus en temps normal des unités de fabrication du site. Des valeurs journalières en concentration et en flux sont d'ailleurs fixées pour ces substances. Ce qui signifie bien qu'elles sont produites en temps normal lors des réactions chimiques impliquées dans les procédés de fabrication des produits de Lubrizol. Ces données laissent à penser qu'il y a bel et bien eu une dérive lors d'une fabrication qui a conduit à une émission beaucoup plus importante que d'habitude de dérivés soufrés tels que des alkylmercaptans et de l'H2S qui n'ont pas pu être traités par l'unité de traitement du site. Quant à leur toxicité: OUI CES PRODUITS PURS A 100% SONT TOXIQUES. Fort heureusement, personne ne les a inhalés purs sinon il y aurait eu des victimes. La concentration présente dans l'air et la quantité finalement inhalée par les personnes font que les seuils d'effets mortels ou irréversibles n'ont pas été atteints. Cependant, étant donné les caractéristiques malodorantes de ces gaz, il est normal que des personnes aient été prises de nausées, maux de tête, etc sans que cela ait de conséquence sur le long terme sauf éventuellement liée à une réaction allergique.
Par commonsense
Posté le 03 février à 10h57

et le toxicologue devra donc faire amende honorable....car il n'a pas compris ce qu'est le type de dithiophosphate de zinc dont on parle, qui est un di-alkyl dithiophosphate de zinc, qui contient donc des chaines carbonées... ce n'est pas PS2O2H.xZn
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