Tendance Ouest

Solidarité : le tuteur est lui-même handicapé

18h00 - 05 novembre 2012 - par M.G

Une association de soutien aux personnes handicapées entend professionnaliser le tutorat d'une personne à mobilité réduite, envers une autre. Il s'agit de pairémulation. Explications...

Victime d’un accident de la route qui l’a privée de fonctions motrices, Anne-Catherine Lafosse se souvient douloureusement de sa détresse morale. "Personne à l’hôpital n’avait expérimenté la perte d’autonomie alors que j’avais vraiment besoin d’écoute et de conseils". Depuis, elle consacre une partie de son temps à orienter des personnes handicapées dans le besoin dans un système de tutorat.

Devenir professionnel

Le concept de tutorat entre deux personnes handicapées est apparu en France en 1994, sous le nom de "pairémulation". "Paire pour semblable et émulation pour stimuler", précise Jean-Marc Brien, président de l’association Handicap’Citoyen. Cette activité est devenue un formidable vecteur d’insertion professionnelle pour les tuteurs.

En aidant une autre personne, ils se rendent mieux compte de leurs compétences. Mais basé sur le bénévolat, le dispositif s’essouffle. "Pour le booster, nous souhaitons le professionnaliser". Dans ce but,  Handicap’Citoyen collabore depuis peu avec la Mutualité Française Normandie. "Nous allons organiser une période de formation des tuteurs à partir de juin prochain", annonce Sandrine Antoine, coordinatrice régionale à la Mutualité française. 

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1 commentaires

  1. Président.gfph
    05 novembre 2012 , 22:27

    Bravo à l'équipe de Caen pour cette visibilité et cet engagement dans notre travail de reconnaissance de la pairémulation, pratique dont nous rencontrons des acteurs en ce moment même à Ottawa, Montréal et Québec. Jean-Luc Simon, Président du GFPH

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