Nouvelles révélations sur les contacts entre le camp Trump et la Russie

Nouvelles révélations sur les contacts entre le camp Trump et la Russie

Donald Trump Jr., le fils aîné de Donald Trump, le 17 avril 2017 à Washington, à la Maison Blanche © SAUL LOEB [AFP/Archives]

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La révélation d'une rencontre en juin 2016 entre le fils aîné de Donald Trump et une avocate russe disant avoir des informations préjudiciables sur Hillary Clinton a fait repartir, au plus haut niveau, les accusations de connivence avec la Russie.

C'était en juin 2016, deux semaines après la victoire de Donald Trump aux primaires républicaines, à une époque où Hillary Clinton était favorite de l'élection présidentielle. A la Trump Tower, à Manhattan, Donald Jr., ainsi que le gendre du candidat Jared Kushner et son directeur de campagne Paul Manafort reçoivent Natalia Veselnitskaya, une avocate russe connue pour ses liens avec le Kremlin.

Deux éléments troublants ont été révélés par le New York Times depuis samedi: non seulement le fils Trump a accepté le rendez-vous car l'avocate aurait proposé de lui passer des informations compromettantes sur Hillary Clinton, mais il aurait été informé en avance que la source de ces informations était le pouvoir russe.

Si cela était avéré, cela signifierait que le fils du candidat républicain à la Maison Blanche aurait sciemment cherché à collaborer avec une proche du Kremlin dans le but d'influer sur le résultat des élections, sapant la défense de Donald Trump qui martèle qu'il n'y a eu aucune collusion entre son équipe de campagne et la Russie. L'existence d'une éventuelle connivence, démentie avec constance par le 45e président américain, fait l'objet d'une enquête du procureur spécial Robert Mueller, ainsi que de plusieurs commissions du Congrès.

Don Jr., pour sa défense, a dit que la rencontre, qui a duré entre 20 et 30 minutes, n'avait... rien donné. "Il n'en est rien sorti. Son père n'a rien su. En définitive Don Jr. n'a rien fait de mal", a déclaré lundi son avocat, Alan Futerfas.

Puis, mardi, le fils a cherché à reporter l'affaire sur le terrain politique, se disant la victime d'une cabale. "Les médias et les démocrates ont un parti pris extrême dans l'histoire russe. Si tout ce qu'ils ont après un an est ce rendez-vous sans intérêt, je comprends leur désespoir!" a-t-il tweeté, sans répondre au fond des accusations.

Selon le New York Times, Don Jr. a reçu un email de Rob Goldstone, un agent qui représente notamment le chanteur de pop russe Emin Agalarov, dont la famille connaît personnellement Donald Trump. Dans cet email, selon le Times, il aurait indiqué que Mme Veselnitskaya avait des informations provenant du gouvernement russe sur des financements suspects du parti démocrate américain.

"Puissance hostile"

La tortueuse affaire russe a connu nombre de rebondissements depuis des mois, mais aucun élément n'avait à ce jour aussi clairement établi des contacts de nature politique entre la garde rapprochée de Donald Trump et des proches du pouvoir russe pendant la campagne.

A l'époque, le grand public ignorait encore que le parti démocrate avait été piraté; les messages internes dérobés ne seront diffusés que quelques semaines plus tard. Le gouvernement américain attendra octobre avant de publiquement accuser la Russie de piratages.

"Si la description de cet email est exacte, cela signifie que parmi les premières personnes, si ce n'est la premières personnes, à savoir que les Russes cherchaient à faire élire Donald Trump figurait la famille Trump elle-même", s'est alarmé Adam Schiff, un démocrate membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

Dans une série de tweets, Don Jr. a dit que n'importe qui, dans une campagne électorale, aurait fait comme lui dans le but de pêcher des informations sur un adversaire. Mais pour les démocrates, l'origine russe des informations fait toute la différence.

"Ce n'est pas comme si on acceptait le coup de fil d'un ami dans tel ou tel État américain qui dit avoir trouvé quelque chose d'intéressant", a dit Adam Schiff, sur CNN. "Il s'agit d'une puissance étrangère hostile qui propose d'intervenir pour aider à faire élire quelqu'un président des États-Unis".

Pour Richard Painter, ancien responsable de l'éthique à la Maison Blanche sous George W. Bush et aujourd'hui professeur de droit à l'Université du Minnesota, l'acte frôle même la trahison.

"Quand un agent russe appelle pour proposer de la boue sur un adversaire politique, un Américain loyal appelle le FBI", a-t-il écrit sur Twitter.

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