Dans le ventre de l'EPR de Flamanville [Photos]

Dans le ventre de l'EPR de Flamanville [Photos]

Le bâtiment réacteur est le coeur de l'EPR. Il abrite notamment la cuve, sur laquelle l'Autorité de Sûreté Nucléaire doit rendre un avis début juillet.

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Par : Célia Caradec

Le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche) s'achève, avant sa mise en service programmée fin 2018. Les essais ont déjà débuté, alors qu'un premier avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) sur la cuve controversée est attendu début juillet.

"Tous mobilisés pour terminer fin 2018". La phrase s'affiche en grand sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), à destination des 5 000 personnes qui travaillent aujourd'hui à la réalisation et la mise en route du réacteur nucléaire de 3e génération.

Des câbles à raccorder...

La dernière grue a été démontée en fin d'année dernière, mais les échafaudages sont encore nombreux à l'intérieur des bâtiments. Ici, des capteurs à installer sur un circuit. Là, des raccordements électriques à terminer. "Il y a une activité intense, entre la fin du montage et le début de la mise en service, note Bertrand Michoud, directeur de l'aménagement, avec une coordination nécessaire entre différents métiers et entreprises partenaires".

... des éléments à tester

Dans le bâtiment réacteur, la piscine est encore vide, mais la machine qui permet de charger le combustible nucléaire dans le coeur de la centrale est actuellement en test. "En service, la piscine qui accueille le combustible sera remplie. Pour le moment, on réalise des tests "en air", pour s'assurer que les mécanismes et les réglages sont les bons" poursuit le directeur du chantier.

Une inconnue demeure : que deviendra la cuve ? Il est impossible de changer cet équipement central. Or, en avril 2015, des anomalies ont été détectées dans l'acier qui la compose. "1 600 tests ont été effectués" rappelle Bertrand Michoud, et leurs résultats incitent EDF à se montrer "confiant dans le fait que cette cuve sera déclarée apte pour le service". L'Autorité de Sûreté Nucléaire rendra un premier avis sur ce point début juillet.

    • LIRE AUSSI - "L'anomalie sur la cuve pourrait condamner l'EPR à ne pas démarrer" selon Greenpeace

Parmi le personnel présent sur le chantier, un millier d'agents EDF, groupe qui pilotera l'EPR lors de sa mise en service. Ils sont par exemple présents dans la salle de commande du réacteur, ouverte 24h/24 depuis de début de l'année, avec des salariés en trois huit. "C'est le cerveau et les yeux de l'EPR" image Bertrand Michoud. La salle est équipée de façon numérique, mais un système de traditionnel de boutons poussoirs est aussi disponible pour faire fonctionner la centrale en cas de problème.

Pas de production d'électricité avant 2019

La date de mise en service, c'est à dire le premier chargement de combustible, est toujours prévue pour fin 2018. Le raccordement au réseau électrique n'est en revanche pas prévu avant le deuxième trimestre 2019. "C'est à cette étape que nous pourrons distribuer de l'énergie sur le réseau". La facture de l'EPR est aujourd'hui estimée à 10,5 milliards d'euros, un coût qui a plus que triplé depuis 2007.

BONUS AUDIO - Reportage de Tendance Ouest

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