Assassinat des époux Franck en Normandie : le double meurtre devant les assises

Assassinat des époux Franck en Normandie : le double meurtre devant les assises

Les Assises de Seine-Maritime doivent établir les responsabilités dans la mort des époux Franck - Illustration

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Par : Patrick Joliff

Un homme à la personnalité complexe - il ne sait ni lire ni écrire - est jugé depuis lundi 10 avril 2017 devant la Cour d'assises de Rouen (Seine-Maritime). Il est mis en cause dans le double meurtre des époux Franck, survenu à Grand-Quevilly (Seine-Maritime) en 2013.

Le 30 mars 2013, le Docteur Franck et sa femme Nelly sont retrouvés assassinés, tués par balles à leur domicile au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), baignant dans une mare de sang. Ce sont des voisins qui, tôt le matin, ont entendu des cris et trois coups de feu, et ont appelé la Police.

Arrivés sur les lieux, les enquêteurs ne retrouvent aucune arme, ni d'éléments pouvant satisfaire une recherche ADN. Ils procèdent à l'audition de voisins immédiats qui disent avoir vu un individu rôdant autour de la maison des victimes. Ils le reconnaîtront sur les photos que leur montrent les policiers, mais qui ne correspondent pas à l'accusé.

Une affaire d'héritage

À la mort de son père, l'accusé quitte le domicile familial et va s'installer chez le frère de Nelly Franck. En contrepartie, il lui donne régulièrement l'intégralité de ses salaires: il est menuisier de formation. L'accusé dit être "amoureux de cette maison depuis toujours". Son ami, généreux, établit d'ailleurs un testament le désignant légataire universel de son bien.

Quelques années plus tard, il décède. Le prévenu se sent donc propriétaire de la maison. Mais il entre alors en conflit juridique avec Nelly Frank. La soeur du défunt revendique la succession du bien. Elle fait expulser l'intrus, qui va s'installer dans un petit appartement à Rouen, et entame une procédure auprès des tribunaux, dont il sera débouté.

Un homme de main?

C'est elle que l'on retrouve assassinée ainsi que son mari le 30 mars 2013. Interpellé ce jour-là, l'accusé réfute les soupçons qui pèsent sur lui, et désigne un ami auquel il avait prêté de l'argent comme auteur des faits. Les enquêteurs retrouveront d'ailleurs une lettre anonyme reçue dans la boîte aux lettres du prévenu, qui indique clairement: "Je t'ai payé ce que je te devais".

Le procès qui s'est ouvert devant la cour d'assises ce lundi 10 avril 2017 déterminera la responsabilité réelle de l'accusé, qui nie toute participation au drame. Sa défense insiste sur le rôle effectif de l'ami qui aurait voulu payer sa dette par ce double crime.


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