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Paris-Roubaix: l'Enfer sous le soleil

Paris-Roubaix: l'Enfer sous le soleil

Le Belge Tom Boonen en reconnaissance sur un tronçon pavé de Paris-Roubaix, le 7 avril 2017 à Roubaix

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L'Enfer du Nord se pare de soleil dimanche pour la 115e édition de Paris-Roubaix, qui offre au Belge Tom Boonen (Quick-Step) l'ultime occasion de devenir l'unique détenteur du record des victoires dans la "reine des classiques", authentique monument du sport.

Hors normes, Paris-Roubaix l'est pour maintes raisons. Par sa difficulté extrême, sa sauvagerie à peine tempérée par les prévisions météo qui annoncent du très beau temps (et beaucoup de poussière !) entre Compiègne et le vélodrome nordiste, ses caprices de vieille "reine" plus que centenaire.

"C'est une course où il faut tout accepter. On sait avant de venir que ça peut mal se passer même si on a tout bien fait", souligne Marc Madiot, double vainqueur devenu manager de l'équipe d'Arnaud Démare (sans doute la meilleure chance française dimanche avec le vétéran Sylvain Chavanel). Accepter même l'injustice, la chute ou la crevaison frappant les plus maladroits ou les moins forts qui optent pour les bas-côtés piégeux pour éviter les infernales vibrations des pavés. Ou la simple malchance.

Chaque année, c'est la même litanie de plaintes après l'arrivée quand les coureurs rejoignent les bus de leurs équipes autour du vélodrome dont les antiques douches appartiennent au passé. Mais tous les rescapés sont fiers d'avoir terminé cette course éprouvante, anachronique, souvent paradoxale.

Sagan: bluff ou handicap ?

Peter Sagan, si fort, si adroit, l'avait éprouvé à ses dépens l'an passé. Comme tant de coureurs avant lui, tant il est vrai que nul ne se présente avec trop de certitudes au départ des 257 kilomètres, la distance de cette édition.

Douze mois plus tard, le Slovaque de Bora, toujours ceint du maillot arc-en-ciel, revient dans la course qu'aucun champion du monde en titre n'a remporté depuis Bernard Hinault en 1981.

Sagan, la référence contemporaine dans les classiques, a cette fois de bonnes raisons d'être évasif. Il dit se ressentir de sa chute du Tour des Flandres quand il a accroché une barrière pour avoir frôlé de trop près le public. Exagération, bluff ? Ou aveu d'un handicap à même de compromettre ses chances dans la course la plus dure de l'année ?

Lui aussi à terre dimanche, Greg Van Avermaet, son adversaire numéro un, semble avoir mieux supporté la chute. "Si tout se passe comme prévu, il n'y a aucune raison que je ne puisse pas gagner", estime le Belge de BMC.

Le champion olympique en titre a cependant contre lui les statistiques. Il attend toujours de gagner une grande classique d'un jour, lui qui a trusté les courses WorldTour des pavés (Het Nieuswblad, GP E3, Gand-Wevelgem) jusqu'à son échec -très relatif- des Flandres (2e).

La gueule de bois de Boonen

Le plateau, enrichi par la présence d'autres prétendants, l'Allemand John Degenkolb (Trek), le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha) et le trident de l'équipe Sky (Rowe, Stannard, Moscon), fait saliver. "On peut rêver d'un grand Paris-Roubaix", se félicite le directeur du Tour Christian Prudhomme qui désigne évidemment Quick-Step pour équipe à battre.

Supérieure collectivement dimanche dernier, le groupe de Boonen détient les clés. Avec tant de vainqueurs potentiels (Terpstra, Stybar, Lampaert), la formation belge si souvent victorieuse à Roubaix a les moyens de dynamiter très tôt la course. Avant Arenberg, la célèbre trouée à plus de 90 kilomètres de l'arrivée ? Ou plus près, sur l'un des (29) secteurs pavés qui représentent un total de 55 kilomètres ?

"La tactique est toujours la même", répète Boonen. "Nous ne voulons pas subir la course mais la prendre en mains." Le Belge, qui dépasserait son compatriote Roger De Vlaeminck au palmarès en cas d'une cinquième victoire, n'a plus que six heures et quelques minutes de vélo devant lui.

En plaisantant, il s'est projeté sur la suite: "Lundi, j'aurai sans aucun doute la plus grande gueule de bois de ma carrière !"

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