Valls critique une "dérive" et du "sectarisme" de Hamon

Valls critique une "dérive" et du "sectarisme" de Hamon

Manuel Valls lors de la proclamation des résultats de la primaire du PS, à Paris le 29 janvier 2017

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L'ex-Premier ministre Manuel Valls a vertement critiqué mardi soir Benoît Hamon, jugeant devant ses soutiens ne pas pouvoir parrainer le candidat socialiste engagé dans une "dérive" empreinte d'"une forme de sectarisme", sans toutefois annoncer de soutien à Emmanuel Macron.

"Je ne parrainerai personne et je n'ai aucune leçon de responsabilité ou de loyauté à recevoir", a lancé M. Valls, critiqué par une partie du PS pour ne pas avoir apporté son parrainage au vainqueur de la primaire, selon des participants à cette réunion à huis clos à l'Assemblée nationale.

"Moi, je ne me sens pas trahi, mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils aujourd'hui trahis", a jugé Benoît Hamon, appelant "les Français de gauche à submerger ces petits calculs".

"Je ne peux pas me retrouver dans ce que je considère comme une dérive. Sur le fond, même si j'entends les évolutions, il y a des sujets qui n'ont jamais été discutés", a-t-il dit, évoquant les positions de M. Hamon sur la sortie du nucléaire, la dette ou encore l'Europe.

"Nous ne pouvons pas accepter une gauche qui se replie sur elle-même, et parfois dans une forme de sectarisme", a encore lancé l'ancien Premier ministre, devant environ 300 personnes, dont une centaine de parlementaires, selon des participants.

"Je suis fidèle à ma famille politique, je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements", s'est encore justifié l'ancien locataire de Matignon, redevenu député.

S'il n'a pas annoncé de soutien à son ancien ministre Emmanuel Macron, M. Valls a semblé ouvrir la voie à un futur groupe de parlementaires attachés à "la gauche de responsabilité".

Reprenant l'idée d'une "maison des progressistes", il a aussi défendu "des coalitions à la française" avec "des accords sur des sujets essentiels" au Parlement, "si la présidentielle sourit à un candidat progressiste ou de gauche".

"Il ne s'agit pas de négocier, de se rallier ou de rejoindre une maison d'hôte. Ce n'est pas le sujet. Nous devons rester groupés et rassemblés. Sur le fond", a encore affirmé M. Valls, en allusion à des propos tenus mardi par M. Macron.

En déplacement à Lille, le candidat d'En Marche, interrogé sur des possibles ralliements du côté vallsiste, a déclaré que son mouvement n'était pas une "maison d'hôtes".


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