Harcèlement scolaire en Normandie : "6 à 7% des enfants confrontés"

Harcèlement scolaire en Normandie : "6 à 7% des enfants confrontés"

Le harcèlement scolaire pourrait être en cause dans différents récents suicides d'adolescents en Normandie. 

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Vendredi 10 mars 2017, une adolescente de 13 ans se donnait la mort à Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune fille pourrait avoir été victime de harcèlement scolaire. Un cas qui ne serait pas isolé en Normandie.

Vendredi 10 mars, lundi 27 février, samedi 21 janvier. Depuis le début de l'année 2017, à chacune de ces dates, un adolescent s'est donné la mort en Normandie. Dans chacun des cas, la piste du harcèlement scolaire est sérieusement étudiée.

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Le dernier drame est survenu à Grand-Quevilly (Seine-Maritime). "Une cellule psychologique a été immédiatement mise en place dans l'établissement (ndlr : collège Édouard Branly)", explique Tony Derebergue, référent académique harcèlement à Rouen. "Ce dispositif d'accompagnement sera maintenu le temps nécessaire."

Déjà à Canteleu (Seine-Maritime), un adolescent de 15 ans s'était donné la mort en sautant du 13e étage d'un immeuble, le 27 février 2017. Fin janvier, un autre jeune homme de 17 ans s'était tué par arme à feu dans l'Orne. Peut-on pour autant parler d'une recrudescence du nombre de cas ? "Le harcèlement a toujours existé à l'école. Sous l'effet des campagnes de prévention, plus de situations sont aujourd'hui connues.", répond Tony Derebergue. Une analyse que partage Anie Bellance, son homologue sur l'académie de Caen. "Depuis deux ans, le nombre de cas se stabilise. L'an dernier, nous en avons recensé une quarantaine. Mais ne remontent jusqu'à nous que les situations les plus complexes. Les autres sont traitées par les établissements."

"Rarement la cause unique dans le suicide d'un adolescent"

Selon une enquête nationale intitulée "Climat scolaire", 6 à 7% des enfants seraient confrontés à des situations de harcèlement scolaire au collège en France. Mais Anie Bellance de souligner : "Le harcèlement scolaire est rarement la cause unique dans le suicide d'un adolescent. C'est un facteur aggravant."

Pour lutter contre le phénomène, amplifier ces dernières années par l'usage que les adolescents ont des réseaux sociaux, les académies de Rouen et Caen optent sur la formation continue des personnels de l'éducation nationale mais aussi sur un "principe de coéducation avec les parents". "Sans faire du flicage, les parents doivent opérer un minimum de contrôle. Par exemple, fixer les conditions d'utilisation des réseaux sociaux. Sur l'ordinateur mais aussi sur le téléphone, la console...", conseille Tony Derebergue.

L'institution cherche aussi à rendre les élèves acteurs de la prévention. À Rouen par exemple, 300 enfants et adolescents sont formés chaque année via le dispositif "Ambassadeur contre le harcèlement".

Pratique. N° Vert "Non au harcèlement" : 3020 (Ouvert du lundi au vendredi, sauf les jours fériés, de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h.


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