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le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) sur la presqu'île  - Joëlle Briant

Le 26 novembre 2016 à 16:15
Par : Joëlle Briant

Le dimanche 18 septembre 2016, à 5h30 du matin, la police se rend sur les lieux d'un accident, à Caen (Calvados). À son arrivée, elle trouve une voiture encastrée dans un mur et près d'elle un jeune homme visiblement alcoolisé qui résiste à l'interpellation.

Un jeune homme, sentant l'alcool, les yeux vitreux et titubant est contrôlé par la police aux abords d'un véhicule accidenté, à 5h30 du matin le dimanche 18 septembre 2016 dans une rue de Caen (Calvados). L'interpellation va s'avérer musclée. Le jeune, âgé de 22 ans a comparu pour rébellion le 23 novembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen.

Agressif et de mauvaise volonté

Le jeune homme, sortant de discothèque, affirme qu'il n'était pas au volant, mais sur le siège arrière. Conscient d'avoir trop bu, il avait demandé à une jeune fille sobre, qu'il ne connaissait pas de bien vouloir le raccompagner. Mais les policiers ne trouvent personne d'autre que lui sur les lieux. Ils le disent agressif et de mauvaise volonté, se refusant à souffler dans l'éthylomètre et résistant à la palpation. Au moment d'être menotté il se débat énergiquement.

Voulant faire valoir ses droits durant l'audition il refuse de signer le procès-verbal. "On se retrouvera, entre hommes" assène-t-il.

"Je n'ai pas apprécié le tutoiement"

Le prévenu ne reconnaît pas les faits "Les policiers ne m'ont pas trouvé crédible. Je n'ai pas apprécié le tutoiement, c'est la raison pour laquelle j'ai refusé le test d'alcoolémie. De toute façon, avant même de présenter ma carte d'identité, j'étais plaqué au sol."

"Il nous prend pour des imbéciles"

L'avocat de la partie civile estime que le prévenu, militaire, redoute le retentissement disciplinaire de cette affaire dans le cadre de sa carrière. "Il nous prend pour des imbéciles! Il était alcoolisé près de sa voiture accidentée qu'il prétend ne pas avoir conduite, mais où est la conductrice? C'est l'Arlésienne!"

Interpellations trop souvent musclées

La défense a un tout autre discours: " trois heures après son interpellation il a été examiné par un médecin qui l'a trouvé clair et conscient. Qu'est-ce-qui justifie une interpellation aussi musclée? C'est une réalité que bien des personnes sont gênées par la façon dont elles sont interpellées! Je plaide la relaxe avec vigueur!"

Néanmoins pour le ministère public la rébellion n'est pas justifiée. Il devra verser 500 euros de préjudice moral à chacun des deux policiers ainsi que 500 euros d'amende. S'y ajoutent 500 euros de frais de procédure.


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