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Calvados. Un préposé au ramassage des ordures ménagères agressé et menacé

Calvados. Un préposé au ramassage des ordures ménagères agressé et menacé

L'entrée du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Un homme, âgé de 27 ans, a comparu le mercredi 23 novembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violence et menace de crime envers une personne chargée de mission du service publique, à Frénouville, au sud-est de Caen, dans la matinée du vendredi 26 août 2016.

À Frénouville, au sud-est de Caen (Calvados), il est 9h45 du matin quand un préposé au ramassage des ordures ménagères se fait agresser et menacé par un homme de 27 ans. Ce dernier a été jugé pour ces faits, le mercredi 23 novembre 2016 lors d'une audience du tribunal de grande instance de Caen.

Coup de poing dans le visage et menaces

À 9h45, le camion de ramassage des ordures ménagères est gêné par un véhicule en stationnement. Le conducteur klaxonne à plusieurs reprises pour en avertir le propriétaire. Celui-ci lui crie alors de sa fenêtre: "Arrête de klaxonner, je descends!". Arrivé à sa hauteur, il le bouscule avant de lui asséner un coup de poing, qui se soldera par quatre jours d'incapacité totale de travail (hémorragie sous-conjonctivale et ecchymose à la pommette).

S'ensuivent des menaces: " Je sais où tu habites, je vais t'attendre chez toi, je sais que tu as des enfants…"

"C'est un complot!"

À la barre, le prévenu conteste les faits: "Je l'ai entendu klaxonner. Je lui ai demandé ce qui se passait, ça fait trois ans que je me gare à cet endroit. C'est lui qui m'a bousculé, alors j'ai répliqué, mais je ne l'ai pas frappé. Il m'accuse car il a un ami gendarme qui connaît mon casier judiciaire par coeur. C'est un complot!"

"Il gêne régulièrement"

La victime explique qu'elle voulait simplement qu'il déplace sa voiture de trois mètres. "Il gêne régulièrement et risque des dégradations. Quant à l'altercation, ma fonction ne me permet pas de toucher ou d'insulter quelqu'un." Se constituant partie civile, sa requête s'élève à 300 euros de préjudice moral.

De l'agressivité dans le casier judiciaire

Sept mentions figurent dans le casier judiciaire du prévenu: usage de stupéfiants, violence en réunion, conduite sans permis, outrages en récidive… Pour le procureur les faits sont caractérisés "Il reconnaît les propos en en minimisant les côtés menaçants. Il veut se rendre chez la victime mais ce n'est pas pour aller prendre un café! De plus, les violences sont aggravées par la fonction de service public de la victime." Trois mois de prison ferme sont requis.

Égalité d'accusation et de dénégation

L'avocat de la défense cite la jurisprudence: "Il ne suffit pas d'être employé d'un service public pour que les circonstances soient aggravantes. Or, la victime est un simple agent technique. De toute façon, il y a égalité d'accusation et de dénégation."

L'affaire est mise a été délibéré au mercredi 30 novembre.


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