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Benoit Hamon en interview à Caen : "Je ne crois plus au mythe de la croissance"

Benoit Hamon en interview à Caen : "Je ne crois plus au mythe de la croissance"

Benoît Hamon en studio à Tendance Ouest à Caen (Calvados), jeudi 24 novembre 2016.

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Travail et économie, tels ont été les thèmes principaux abordés par le candidat aux primaires de la gauche, Benoit Hamon, jeudi 24 novembre 2016 dans les locaux de Tendance Ouest de Caen (Calvados).

Outre le revenu universel, Benoit Hamon a fait un aveu économique, sur Tendance Ouest, jeudi 24 novembre 2016 : "Je croyais au mythe de la croissance, aujourd'hui je n'y crois plus", à l'occasion d'une émission spéciale à l'occasion de son passage à Caen (Calvados). La justice sociale est donc bel et bien l'axe de campagne le plus visible du programme du candidat à la primaire de gauche programmée pour janvier 2017.

On lui parle du PIB, il préfère parler d'éducation et d'égalité. On lui parle du taux d'emploi, il veut entendre parler du taux de pauvreté. "Je ne veux pas, comme le font les Allemands et les Anglais, doper l'emploi en accroissant considérablement le taux de pauvreté". Pour le candidat de l'aile gauche du PS, la lumière doit être aussi faite sur ceux qui souffrent au travail. Celui qui en février 2016 déposait un projet de loi reconnaissant le burn-out "refuse catégoriquement une renégociation des 35 heures."

Plus pour l'Éducation

L'ancien pensionnaire de la rue de Grenelle a pu présenter sa copie face à Stéphane Besnier, professeur de musique au Collège Lechanteur de Caen. Défendant la réforme du collège et celle des rythmes scolaires, il est "partisan du maintien des effectifs des fonctionnaires, il veut davantage rétribuer les professeurs, multiplier la formation continue et remettre en marche l'ascenseur social. L'Education et la Santé, voilà les deux secteurs qui méritent plus de personnels."

Son avis sur Macron

"Emmanuel Macron est aussi crédible à être le candidat de la Révolution que moi à être celui du Medef". S'il ne cache pas les divergences nombreuses qui l'opposent à l'ancien pensionnaire de Bercy et néo candidat à l'élection suprême, il admet que "Macron est un garçon qu'(il) apprécie, qui me stimule intellectuellement".

Se défendant d'être le candidat de la vérité face au mensonge, il se définit comme quelqu'un de "porteur d'une option, d'un projet de gauche".

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