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L'une des salles d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) - Joëlle Briant

Le 20 novembre 2016 à 13:50
Par : Joëlle Briant

Un jeune homme âgé de 23 ans a comparu le jeudi 17 novembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour répondre de quatre délits commis entre avril et octobre 2016, à Colleville, Ouistreham, et Bayeux, au nord de Caen.

C'est pour quatre délits commis à l'encontre de son ex-compagne, en l'espace de six mois (harcèlement, violence, appels téléphoniques malveillants et dégradation de bien) qu'un jeune homme de 23 ans a été jugé le jeudi 17 novembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados).

Toujours présent

Après quelques mois de relations, le couple se sépare à initiative de la jeune femme. D'avril à octobre 2016, elle va être constamment harcelée, d'autant plus qu'ils travaillent tous les deux au cimetière américain de Colleville, au nord de Caen. Elle, en tant que guide, lui, en tant qu'agent de maintenance. Ils sont donc souvent amenés à se croiser.

Mais l'homme en rajoute : Rejoignant plusieurs fois son groupe de visiteurs, intervenant auprès de leur employeur pour lui nuire, lui barrant la route, la suivant jusqu'aux toilettes... S'ajoutent à cette persécution des appels téléphoniques malveillants et maintes fois réitérés (une cinquantaine par jour au début de leur séparation) : "Dis adieu à ton travail, tu aurais du y réfléchir avant, ma pauvre... Tu ne seras plus jamais tranquille..."

Entorse du doigt

Il la suit également jusqu'à une station de lavage, la force à s'asseoir sur ses genoux et tente de l'embrasser. Celle-ci, saisissant son portable pour alerter ses parents, il le lui arrache, lui tordant le doigt. Une entorse qui lui vaudra 4 jours d'incapacité de travail. Une autre fois, il se rend à Bayeux où il sait qu'elle y a rejoint un ami et lui raye la carrosserie de son véhicule.

"On réagit par le coeur, pas par la raison"

Le prévenu ne reconnait le harcèlement qu'à mi-mots : " Je voulais juste dialoguer, mais de toute façon c'est également mon lieu de travail." Il nie catégoriquement avoir dégradé sa voiture. La défense plaide que les séparations sont souvent difficiles et que l'on réagit par le coeur pas par la raison. Travaillant près d'elle, la tentation est grande de tenter de renouer.

Grande anxiété de la victime

La procureure insiste sur les conséquences de ces agissements : la jeune fille étant sujet à une très grande anxiété, ses parents ont décidé d'aller vivre avec elle dans un camping en attendant que les choses se calment. Elle estime tout de même que le jeune homme a été dépassé par la séparation et requiert 6 mois de prison avec sursis assortis de 24 mois de mise à l'épreuve. Ce sera la décision de la cour. S'y ajoutent 1500 euros de préjudice moral et 300 euros de frais de justice. Tout contact avec la victime est interdit. Rien ne prouvant qu'il soit l'auteur des dégradations sur le véhicule, le prévenu est pour ce fait, relaxé au bénéfice du doute.


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