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Calvados : la violence gratuite de deux jeunes militaires ivres

Calvados : la violence gratuite de deux jeunes militaires ivres

Le port de plaisance de Caen (Calvados) près du lieu de l'agression

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Deux jeunes hommes, engagés dans l'armée, ont été jugé le jeudi 17 novembre 2016 par le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violences aggravées commises dans la nuit du samedi 15 octobre 2016, à la sortie d'une discothèque de Caen. Un seul était présent à l'audience.

Dans la nuit du samedi 15 octobre 2016, à la sortie de la boîte de nuit "le What", près du port de plaisance de Caen (Calvados), deux jeunes hommes âgés de 24 ans se rendent coupables d'une violente agression. L'un d'eux a dû s'en expliquer à l'audience du jeudi 17 novembre 2016 du tribunal de grande instance de Caen. Quant à son comparse, il a été jugé en son absence.

Violence gravissime et gratuite

A la sortie de la discothèque, les deux hommes croisent une bande de jeunes, deux garçons et trois filles, qui regagnent leurs véhicules. Sans raison aucune, le prévenu présent à l'audience, assène à l'un d'entre eux un violent coup de poing sur le visage, provoquant sa chute.
L'homme se relève et reçoit un nouveau coup dans la mâchoire, suivi d'un coup de pied, tandis que le second agresseur frappe une jeune fille à l'arcade sourcilière.

Fracture de la mandibule

Une amie de la victime a la présence d'esprit de le traîner, inconscient et en sang, dans sa voiture. Le jeune homme, âgé de 18 ans, est transporté en urgence au CHU. Souffrant d'une grave fracture de la mandibule, il devra porter des broches durant près de 15 jours. Des cauchemars récurrents s'ajoutent à ce triste tableau.

1,6 gramme d'alcool dans le sang

L'incroyable lâcheté de l'agression se poursuit en garde à vue, aucun des deux agresseurs ne reconnaissant les faits.
L'homme présent à l'audience et qui a fait preuve de la plus grande violence, affirme ne pas avoir porté les premiers coups et laisse entendre qu'il se serait défendu. Il avait ce soir-là 1,60 gramme d'alcool dans le sang.

Deux jeunes gens engagés dans l'armée

A la barre, le prévenu assume enfin l'agression et s'en excuse, n'ayant pas l'habitude de commettre des violences et arguant qu'il s'est engagé dans l'armée pour défendre les autres.
Son comparse, absent car retenu par l'armée, se dit quant à lui mortifié. Il a voulu aidé son ami, le croyant agressé. Il présente de bons états de service, ayant même reçu la Médaille nationale de la Défense.

Un acharnement qui aurait pu entraîner la mort

La procureur parle de la présence d'esprit de la jeune fille : "Sans elle, cet acharnement aurait pu entraîner la mort !" Dans son réquisitoire, elle insiste : "Que le verdict rendu par la Cour vous soit un sérieux avertissement !"
Le prévenu écope de 12 mois de prison avec sursis, son comparse de 6 mois avec sursis. De plus, 500 euros devront être versés aux deux victimes pour préjudice moral, ainsi que 500 euros de frais de procédure. Enfin, 3000 euros de provision sont demandés à l'agresseur présent avant la conclusion de l'expertise médicale qui lui vaudra 500 euros de plus.


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