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L'un des couloirs du tribunal de grande instance de Caen (Calvados) où a été jugée l'affaire. - Joëlle Briant

Le 16 novembre 2016 à 19:00
Par : Joëlle Briant

Un homme âgé de 51 ans a été jugé en son absence, mercredi 16 novembre 2016, par le Tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour violences conjugales en récidive commises à son domicile de Fontenay-le-Marmion, au sud de Caen.

Dominique Deverre, quinquagénaire accusé d'avoir porté, en récidive, des coups à sa conjointe, ne s'est pas présenté à l'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados), mercredi 16 novembre 2016, où il devait répondre de ces faits qui ont eu lieu à Fontenay-le-Marmion, au sud de Caen.

Le frère donne l'alerte

Le mercredi 30 décembre 2015, à 20h30, la gendarmerie est appelée par le frère de la victime. Celui-ci, étant le voisin de sa soeur, affirme qu'elle vient d'être frappée par son concubin. À l'arrivée des gendarmes, le conjoint en question est dans un tel état d'ébriété qu'il est directement évacué vers le CHU.

Frappée à coup de genou dans le ventre

La victime, également alcoolisée, a reçu des coups de poing et de genou dans le ventre. Elle porte aussi des contusions au niveau de l'omoplate gauche.

A priori, cette femme a l'habitude de vivre ainsi. Quand elle arbore un hématome, elle raconte à son entourage qu'elle se cogne où qu'elle tombe… et même s'il arrive à son conjoint de la jeter hors du lit conjugal, elle refuse de porter plainte car elle l'aime.

Ce soir-là, ne pouvant nier l'évidence, elle dira simplement: "c'est juste la deuxième fois." Néanmoins, plainte ou non, la justice va suivre son cours.

"Je n'ai jamais frappé ma femme!"

Lors de l'enquête, le prévenu affirme qu'il n'a jamais frappé sa femme "Ce soir-là, j'avais bu et j'ai eu un trou noir, mais c'est exceptionnel!" Pourtant, son casier judiciaire aurait tendance à prouver le contraire: plusieurs mentions de conduite alcoolisée ainsi que de dégradations et de violence sur mineur.

"Cette personne a tous les stigmates d'une femme battue", constate la procureure qui poursuit en plaisantant : "On se croirait dans la chanson de Mistinguett "mon homme". Elle requiert six mois de prison ferme.

Dominique Deverre écope finalement de six mois de prison ferme.


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