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Le futur parc naturel urbain Le Champ Libre. - Mutabilis

Le 19 octobre 2016 à 15:31
Par : Lucien Devôge

L'ancien champ de courses des Bruyères, situé à cheval entre Grand-Quevilly, Petit-Quevilly, Saint-Etienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen et Rouen (Seine-Maritime), rebaptisé Champ Libre et qui devrait ouvrir à la mi-2018, accueillera une ferme permacole. L'annonce a été faite ce mercredi 19 octobre 2016 : c'est l'association Le Champ des Possibles qui la gèrera.

En février 2016, Tendance Ouest vous présentait le projet de reconversion de l'ancien champ de courses des Bruyères, situé à cheval entre Grand-Quevilly, Petit-Quevilly, Saint-Etienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen et Rouen (Seine-Maritime), en parc naturel urbain baptisé Le Champ Libre. Aires de jeux, pôle animalier, forêt comestible, restaurants, pôle écologique... et ferme appliquant la permaculture - ou comment recréer des interactions entre les différents milieux naturels (faune et flore) et des interactions humaines - trouveront leur place dans ce gigantesque espace de 28 ha réaménagé.

17 000 m2 pour produire

Après un appel à projets, la Métropole a annoncé ce mercredi 19 octobre 2016 que c'est l'association Le Champ des Possibles qui gèrera la ferme permacole. Audrey Hirbec, du service Mobilités Aménagement de la Métropole, détaille ce qui se trouvera sur ce site : "Il se compose d'un espace de production de 17 000 m2, clos, avec des serres de 1 800 m2, des parcelles nourricières, un bâtiment de stockage et un logement pour assurer une présence sur le site. Il y aura aussi un espace accessible au public avec un jardin-école et un potager".

De la vente et de la formation

Cette distinction entre les deux espaces explicite bien le projet du Champ des Possibles. D'un côté, l'association vendra ses fruits et légumes qu'elle produira sur place. C'est le côté économique du projet. De l'autre côté, elle permettra aux scolaires, mais aussi au grand public, de suivre des ateliers de formation, "par exemple dans le compostage", illustre Karen Yvan, responsable de l'association. Cette dernière espère même à terme proposer des formations pour devenir maraîchers car il y en aura, selon elle, de plus en plus dans un futur proche.

Une ferme pour sensibiliser

Au-delà l'aspect productif, Karen Yvan espère sensibiliser le grand public à sa cause : "Ce parc est une opportunité superbe pour faire avancer l'agroécologie en ville. Nous voulons promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement et de l'humain et en le faisant en ville, nous touchons un grand public". Agricole et écologique, le projet doit être aussi économique : "Charge à nous de montrer que cette agriculture, que l'on veut faire avancer, tient la route et est économiquement viable". Réponse en 2019, avec les premières ventes de produits issus de la ferme. Le parc pourrait ouvrir partiellement dès l'été 2018.

Par ailleurs...

Le parc a subi par ailleurs une nouvelle modification par rapport au projet initial. Les deux terrains de football prévus initialement sur le site seront finalement aménagés ailleurs dans Rouen, permettant de dégager plus d'espace au sein du parc. Christine Rambaud, adjointe au maire de Rouen en charge de l'urbanisme, évoque "deux terrains synthétiques, l'un au bout de l'île Lacroix, l'autre à La Petite Bouverie".
Le synthétique permettra de jouer toute l'année dessus. Ces terrains seront également éclairés, ce qui n'aurait pas été possible au Champ Libre, permettant ainsi d'y jouer plus longtemps.

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