Tendance Ouest

Fichés S : le président de la Seine-Maritime prend position Actu

Pascal Martin ne sait pas si des agents du Département sont radicalisés.
© Tendance Ouest

Fichés S : le président de la Seine-Maritime prend position

19h57 - 23 septembre 2016 - par L.D

Alors que le maire d'Evreux (Eure) demande l'expulsion des fichés S de sa ville et que Françoise Guégot, vice-présidente de la Région à l'enseignement supérieur, souhaite que soit communiquée la liste de ces individus aux présidents d'université, le président du Département de Seine-Maritime Pascal Martin s'est également positionné sur le sujet vendredi 23 septembre 2016.

Les fichés S. Tout le monde ne parle plus que d'eux depuis quelques jours. Mercredi 21 septembre 2016, un homme récemment radicalisé et fiché S est interpellé à son domicile du Val-de-Reuil (Eure), après avoir été vu en train de rôder dans la faculté de Droit de Rouen (Seine-Maritime).

De polémique en polémique

Dans la foulée, Guy Lefrand, maire d'Évreux, demande au préfet de l'Eure l'expulsion des fichés S de sa ville, le représentant de l'État ne voulant pas lui communiquer la liste de ces hommes et femmes radicalisés. Puis c'est au tour de François Guégot, vice-présidente de la Région à l'Enseignement supérieur, qui demande au gouvernement que la liste des fichés S soit communiquée aux présidents d'universités.

"Incapable" d'identifier des agents radicalisés

Ce vendredi 23 septembre 2016, le président du Conseil Départemental de Seine-Maritime Pascal Martin a évoqué le sujet alors que la collectivité s'apprête à présenter un plan de prévention de la radicalisation à destination des agents du Département et des collégiens. L'élu UDI rappelle d'abord que, parmi les 5500 agents du Département, il est "incapable de dire s'il y en a qui tendraient vers cette radicalisation". Quant aux collégiens, il fait reposer cette responsabilité sur l'Etat.

Pascal Martin aimerait que les maires soient informés des fichés S sur leurs communes

Pascal Martin soutient également le maire d'Evreux: "J'ai été pendant 20 ans maire de Montville. Si je l'étais encore, je serais attentif à ce que les gendarmes puissent informer le maire de la présence ou non de personnes fichées S. C'est assez légitime que le maire, en charge de la sécurité sur le territoire communal, ait cette info".
Puis le président a évoqué sa propre situation: "Si un jour, une autorité est capable d'identifier des agents du Département fichés S, si l'information m'était donnée, je la prendrais bien volontiers. Que l'employeur ait une information que d'autres ont, ça me paraît normal".

A LIRE AUSSI.

 

 

Réagir à l'article

Articles sur le même thème