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Tafta: l'UE doute d'un accord sous l'administration Obama Actu

Des manifestants opposés au TTIP participent à une manifestation à Bruxelles, le 20 septembre 2016
© BELGA/AFP/Archives

Tafta: l'UE doute d'un accord sous l'administration Obama

16h40 - 23 septembre 2016 - par AFP

Parvenir à conclure sous l'administration de Barack Obama l'accord de libre-échange en négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis (TTIP ou Tafta) n'est "pas réaliste", a estimé vendredi le ministre de l'Economie slovaque Peter Ziga, dont le pays préside actuellement l'UE.

"Ce n'est pas réaliste", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres du Commerce de l'Union européenne à Bratislava.

L'objectif initial des deux parties était de trouver un accord d'ici le départ du président américain, en janvier 2017.

"Cela semble de plus en plus improbable", a ensuite affirmé la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, qui conduit les négociations au nom des 28.

En dépit des réticences de quelques Etats membres, au premier rang desquels la France et l'Autriche, les négociations n'ont pas été suspendues et la 15e session de négociations débutera bien la semaine du 3 octobre à New York, a rappelé Mme Malmström.

Au cours d'un tour de table vendredi en fin de matinée, "au moins vingt" ministres du Commerce se sont déclarés favorables à la poursuite des négociations, selon une source européenne.

Douze pays européens, dont l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne, avaient ouvertement affiché leur soutien dans une lettre ouverte la semaine dernière.

"C'est la première fois que des Etats en nombre --je pense, quasiment la moitié des Etats membres-- ont indiqué qu'en l'état des choses, les négociations ne pouvaient pas aboutir et qu'il fallait, avec une nouvelle administration américaine, partir sur de nouvelles bases", a cependant affirmé à l'AFP le secrétaire d'Etat au commerce français Matthias Fekl.

Le TTIP, immense chantier ouvert en 2013, vise à faire tomber les barrières commerciales entre l'UE et les Etats-Unis, comme les droits de douane ou les restrictions réglementaires qui entravent l'accès aux marchés.

Mais ses opposants --ONG, élus de tous bords, syndicats ou militants-- l'estiment "dangereux" pour la démocratie, la sécurité alimentaire ou encore les normes sociales et environnementales.

Aux Etats-Unis, où la campagne présidentielle bat son plein, le sujet n'est guère porteur et les élections à venir en 2017 en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas pourraient repousser l'élan attendu à la fin de l'année prochaine.

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