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Menace terroriste en Normandie : nouvelles mesures de sécurité et situation sous contrôle à l'université de Rouen Actu

Le président de l'université Joël Alexandre avec le doyen Johanna Guillaumé.
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Menace terroriste en Normandie : nouvelles mesures de sécurité et "situation sous contrôle" à l'université de Rouen

18h58 - 22 septembre 2016 - par L.D

Le président de l'Université de Rouen (Seine-Maritime) Joël Alexandre a fait le point, ce jeudi 22 septembre 2016, sur la sécurisation de l'établissement après l'interpellation, mercredi 21 septembre 2016, d'un homme fiché S rôdant dans les locaux de la faculté de droit. De nouvelles mesures de sécurité ont été prises.

Ce jeudi 22 septembre 2016, à 18 heures, des centaines d'étudiants de l'Université de Rouen (Seine-Maritime) auraient dû se retrouver sur le campus Pasteur, pour le rallye des 50 ans de l'établissement.
En lieu et place de la foule estudiantine, ce sont le président de l'université Joël Alexandre et le doyen de la faculté de droit, Johanna Guillaumé, qui étaient là pour faire le point au lendemain de l'interpellation d'un homme fiché S qui avait été vu rôdant en djellaba dans l'établissement.

Le campus rouvre ses portes

Une conférence de presse en forme de mise au point pour rassurer tout le monde : "La situation est parfaitement sous contrôle", assure le président. Qui fait un bref résumé du déroulé de la journée de la veille : "Un individu au comportement suspect a été repéré dans nos locaux. Grâce au civisme d'un étudiant, il a pu être appréhendé et interpellé par les services de police. L'enquête est en cours. Nous avons décidé de la fermeture administrative de la faculté mercredi soir afin de permettre la sécurisation des locaux. C'était une décision à titre préventif, nous voulions nous assurer que les locaux étaient bien sécurisés".
Un rappel pour mieux annoncer la nouvelle du jour : "Les inquiétudes et les doutes sont maintenant levés. Nous allons rouvrir le campus et reprendre nos activités normales dès vendredi 23 septembre 2016". Des mails et SMS ont déjà été envoyés aux près de 5000 étudiants qui fréquentent le campus pour les avertir de la nouvelle donne.

De nouvelles mesures de sécurité

Si aucun engin explosif ou objet suspect n'a été retrouvé sur le campus vidé de ses étudiants - "ce n'était pas une évacuation", insiste le doyen Johanna Guillaumé - les forces de police ont procédé à des vérifications ce jeudi 22 septembre pour mesurer les moyens de sécurité mis en place. Satisfaisants, mais pas suffisant apparemment, puisque de nouvelles mesures de sécurité vont être prises : "Certaines pour l'ensemble du campus, d'autres adaptées à ce site". Impossible d'en savoir plus, la direction de l'université privilégiant le secret : "Quand on a un mot de passe, on ne le donne pas", illustre Joël Alexandre.

La liste des fichés S communiquée aux présidents d'universités ?

Dans le même temps, la vice-présidente de la Région à l'Enseignement Supérieur Françoise Guégot s'est exprimée par communiqué et demande à renforcer la sécurité de ces établissements :

"Nous devons offrir aux étudiants une sécurité maximale dans les Universités normandes. Compte-tenu du contexte actuel, de la menace terroriste « imminente » selon les propos du Premier ministre Manuel Valls, il est urgent de renforcer le dispositif de sécurité aux abords des Universités normandes".


L'élue Les Républicains souhaite connaître "précisément" les moyens mis en œuvre pour garantir la sécurité des étudiants de Normandie. Et elle demande au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et à la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem de communiquer aux présidents d'universités et responsables d'établissements le nombre précis de fichés S au seins de ces universités.

Le maire d'Evreux veut expulser les fichés S de sa ville

La polémique sur les fichés S ne cesse de rebondir depuis l'annonce de l'interpellation, mercredi 21 septembre, de l'Eurois qui rôdait dans l'université. Le maire d'Evreux, Guy Lefrand, a demandé ce jeudi 22 septembre l'expulsion des fichés S de sa ville dans la mesure où le préfet de l'Eure refuse de lui communiquer la liste de ces individus radicalisés qui habitent dans sa commune.

 

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