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Europa League: face à Schalke, Nice court après ses heures de gloire européennes Actu

L'entraîneur de Schalke 04 Markus Weinzierl donne des consignes à son équipe contre le Bayern en Bundesliga, le 9 septembre 2016
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Europa League: face à Schalke, Nice court après ses heures de gloire européennes

14h42 - 15 septembre 2016 - par AFP

Il y avait 19 ans que l'OGC Nice n'avait plus tutoyé l'Europe en phase finale. Le club azuréen, qui a démarré la Ligue 1 en trombe, retrouve l'Europa League jeudi face à un "gros" d'Allemagne, Schalke 04, pour essayer de refaire vivre les heures glorieuses des décennies 50 et 70.

A l'époque, Nice avait griffé les plus grands comme le Real de Di Stefano (3-2) en février 1960. Mais sa dernière "vraie" apparition continentale date de 1997. Alors en 2e division, l'OGCN s'était fait sortir de la Coupe des Coupes au deuxième tour par le Slavia Prague (2-2, 1-1). Sans avoir perdu une rencontre.

Il y a bien eu après, en 2003 et 2004, d'éphémères apparitions en Intertoto et une fin d'étape dès les barrages de la Ligue Europa devant l'Apollon de Limassol en 2013 (0-2, 1-0). Rien toutefois qui puisse rappeler les grandes heures.

Mais, depuis, Nice s'est transformé. l'actuel dauphin de L1 a construit son grand stade, l'Allianz Riviera, et son futur camp d'entraînement sera livré en juin prochain, outil formidable pour construire son avenir sur la formation.

Au niveau du recrutement, Nice a également réussi de jolis coups: après avoir relancé Ben Arfa la saison dernière, il a achevé son dernier mercato estival avec les engagements retentissants des internationaux Dante, Younes Belhanda et surtout Mario Balotelli.

Le brésilien, le Marocain et l'Italien cumulent d'ailleurs pratiquement toute l'expérience européenne des Aiglons.

- Cadence infernale -

Le GYM, bien qu'en pleine bourre en championnat face à un adversaire qui ne peut pas en dire autant (deux défaites en Bundesliga pour Schalke), aura donc fort à faire face à celui qui fait figure d'épouvantail dans le groupe: 5e de la dernière Bundesliga, le club allemand n'a raté la qualification qu'une seule fois depuis 2001.

"Schalke est le favori", a d'ailleurs reconnu mercredi l'entraîneur des Aiglons Lucien Favre, qui connaît parfaitement le football d'outre-rhin et continental.

"Vendredi dernier, contre le Bayern, son jeu était très compact. Il lui a manqué peu de choses pour ouvrir le score. Il y a vraiment beaucoup de puissance et de joueurs capables de faire la différence", a encore ajouté le technicien suisse, évoquant également l'énorme budget du club allemand.

Au vu de son effectif moins pléthorique, l'enchaînement des matches - Marseille (dimanche dernier), Schalke (jeudi), Montpellier (dimanche) et Monaco (mercredi) - lui imposera de "se poser les bonnes questions" à l'heure d'arrêter ses compositions durant ces cadences infernales.

L'une d'entre elles concernera à coup sûr sa star Mario Balotelli, auteur du doublé pour ses débuts face à l'OM (3-2) mais qui, à cours de forme, a fini la rencontre au ralenti, les cuisses tétanisées.

L'entraîneur allemand a minimisé: "Il a bien lancé sa saison mais Nice ne se résume pas qu'à lui", a répondu Markus Weinzierl. Le fantasque buteur transalpin devrait pourtant débuter dans le 3-5-2 déjà aligné contre les Phocéens.

Côté allemand, la recrue Benjamin Stambouli, tout heureux de recroiser la route de Younes Belhanda quatre ans après le titre national conquis sous les couleurs montpelliéraines, ne sait de son côté pas trop à quoi s'attendre de ce Nice "qui a opéré pas mal de changements dans toutes ses lignes". Mais le milieu a la certitude que l'OGCN "a construit pour être performant" et s'en méfie.

Une chose est sure, après 19 ans d'absence, les Aiglons ne tiennent pas à parcourir l'Europe avec le frein à main.

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