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Alstom: Hollande veut des commandes pour le ferroviaire français Actu

Le président François Hollande à Paris le 12 septembre 2016
© POOL/AFP

Alstom: Hollande veut "des commandes" pour le ferroviaire français

18h12 - 12 septembre 2016 - par AFP

"Nous devons apporter des commandes" à Alstom, qui projette la fermeture de son site de Belfort, a affirmé lundi après-midi le président François Hollande lors de la visite d'un organisme de formation dans les Yvelines.

"Il faut se mobiliser aussi pour défendre notre industrie (...) Quand il y a de grandes filières qui doivent être soutenues, nous devons nous engager. En ce moment c'est le cas pour la filiale ferroviaire avec Alstom", a-t-il dit devant des stagiaires et formateurs de l'Institut de formation commerciale permanente (Ifocop), situé à Montigny-le-Bretonneux, ainsi que des chefs d'entreprise partenaires de l'Ifocop.

"Alstom, chaque fois que je me déplace à l'étranger -dans les plus grands pays émergents ou dans les pays les plus développés comme les Etats-Unis-, signe des contrats et fait en sorte que la technologie française soit regardée comme la meilleure du monde, et notamment dans l'énergie ferroviaire. Alors il faut qu'il en soit de même ici en France pour que nous puissions avoir les sites de production, et pas simplement des ingénieurs qui puissent valoriser notre technologie à l'étranger", a-t-il martelé.

"Ce que j'ai fait pour Alstom à l'étranger, Alstom doit le faire aussi pour la France. Mais nous devons apporter des commandes et c'est le rôle des acteurs publics: régions, entreprises de transport, SNCF, RATP dans le cadres des marchés qui existent et qui doivent être respectés", a ajouté le chef de l'Etat.

L'arrêt de la production de trains à Belfort d'ici 2018, annoncé la semaine dernière par le constructeur ferroviaire, est devenu un enjeu national à huit mois de l'élection présidentielle.

Alstom prévoit de déplacer sa production de locomotives de Belfort vers Reichshoffen en Alsace d'ici 2018, sans fermeture de site ni plan social, mais avec "une proposition de transfert" vers ses autres usines françaises pour les 400 salariés concernés.

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