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Calvados. Un homme voit d'un très mauvais œil l'arrivée d'un nouveau voisin Actu

Le tribunal de grande instance de Caen.
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Calvados. Un homme voit d'un très mauvais œil l'arrivée d'un nouveau voisin

15h30 - 10 septembre 2016 - par J.B

A Hermanville-sur-Mer, au nord de Caen (Calvados), durant deux mois, un homme détériore les matériaux du chantier de la maison de son nouveau voisin. Il a comparu devant le tribunal de Caen le 7 septembre 2016.

De mars à mai 2016, un homme s'ingénie à saccager le chantier de la maison de son nouveau voisin, à Hermanville-sur-Mer au nord de Caen (Calvados). Ce quinquagénaire a comparu le mercredi 7 septembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen, pour dégradations de biens appartenant à autrui.

Il conteste la constructibilité du terrain

Lorsqu'une personne acquiert le terrain mitoyen au sien pour y construire une maison, l'homme voit cela d'un très mauvais œil. Devant le tribunal administratif il va tout d'abord contester la constructibilité du terrain, mais la requête de suspension des travaux est rejetée.

Il "visite" le chantier la nuit

Alors il décide de visiter le chantier la nuit, y commettant des dégradations : matériaux rayés ou déformés, vitres fêlées, joints abimés. A tel point que le propriétaire, alarmé, installe une caméra de vidéo-surveillance. On y voit l'homme, en pleine nuit et sans lampe de poche, déambuler avec un tournevis. Puis, hors champ de vision, un grand bruit de choc est entendu.

"J'y suis bien allé, mais par curiosité"

A la barre, le prévenu reconnait les faits à sa façon : "C'est juste par curiosité que j'y suis allé. De jour, cela aurait pu faire jaser. Ce n'était pas un tournevis que j'avais à la main mais un bâton, je me déplace toujours avec. Quant au bruit, j'ai marché sur une tôle." Le procureur fait remarquer qu'il n'y a que lui qui apparaît sur cette vidéo, alors qui d'autre aurait commis ces dégradations ? L'avocat de la partie civile atteste que le terrain appartenait à la famille de l'épouse du prévenu et qu'il avait peut-être des vues dessus.

La victime appréhende d'avoir à vivre près de cette personne

La victime dit avoir vécu un calvaire, étant obligée d’aller vérifier tous les jours l’état de son chantier. Il ajoute qu'il appréhende d'avoir à vivre près d'un tel personnage. Un renvoi sur intérêts civils est demandé car le devis des dégâts n'a pas été réalisé. L'affaire est donc mise en délibéré au mercredi 14 septembre prochain.

 

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