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Calvados. Le prenant pour l'amant de son ex, il le tabasse et le course en voiture Actu

Le tribunal de grande instance de Caen, au bord de l'Orne.
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Calvados. Le prenant pour l'amant de son ex, il le tabasse et le course en voiture

14h00 - 10 septembre 2016 - par J.B

A Vire (Calvados), dimanche 3 juillet 2016 vers 23h, un homme voit rouge lorsqu'il croise celui qu'il prend pour l'amant de son ex-femme. Agressions et rodéo s'ensuivent.

Après 25 ans de vie commune, un couple se sépare mais continue de se voir très souvent pour les enfants. Dimanche 3 juillet 2016 vers 23h, à Vire, à l'ouest de Caen (Calvados), alors qu'il a 1,12 gramme d’alcool dans le sang, l'homme croise celui qu'il imagine être l'amant de son ex-femme.

Trois mille euros de dégâts et dix jours d'incapacité de travail

C'est alors qu'il l'abreuve d'injures, de menaces et de coups de poing. La victime s'enfuit en voiture. Jugeant le traitement trop léger, l’agresseur le poursuit avec son véhicule et le percute violemment. Bilan : 3000 euros de dégâts matériels et 10 jours d'incapacité de travail.

Les enfants défendent leur mère

Dans la foulée, il se rend chez son ex, l'insulte et la gifle à plusieurs reprises. Les enfants tenteront de protéger leur mère et finiront par alerter le voisin. Bilan : visage et œil tuméfiés et cinq jours d'incapacité de travail. De précédentes violences de ce genre avaient eu lieu d'avril à juin.

L'homme, âgé de 48 ans, a comparu le mercredi 7 septembre 2016 devant le tribunal de grande instance de Caen pour violences, dégradation de bien appartenant à autrui et conduite sous l'emprise de l'alcool.

"Il faisait chaud, j'ai bu, j'ai vu rouge"

Le prévenu se justifie à la barre : "Il faisait chaud, j'ai bu, j'ai vu rouge". Ce à quoi la présidente rétorque : "Vous avez bu l'apéro avec beaucoup de glace, ce n'est pas le nombre de glaçons qui vous est reproché ! Mais deux faits de violence, une course-poursuite, le tout alcoolisé !"

Victime sous menaces

Il ressort de l'expertise psychiatrique que le prévenu ne souffre d'aucune anomalie mentale mais présente simplement une personnalité caractérielle. La partie civile insiste sur le fait que la victime subit des pressions et qu'elle vit sous menaces. "Il doit comprendre qu'elle est en droit de gérer sa vie comme elle l'entend. Elle ne lui appartient pas !"

Pas d'interdiction de contact à cause des enfants

Il écope de 6 mois de prison avec sursis, assortis de 24 mois de mise à l’épreuve, d'une obligation de soins, d'une interdiction de fréquenter les débits de boisson. Il devra dédommager la victime des dégâts matériels et verser à son ex-femme 1000 euros de préjudice moral. L'interdiction de contact n'a pas été prononcé au regard de l’éducation des enfants. Son permis de conduire est également suspendu durant 3 mois.

 

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