Tendance Ouest

F.Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie : Nous voulons continuer l'aventure du Panorama après 2019 (1/4) Actu

Frédéric Sanchez attribue la baisse de la fréquentation aux intempéries et à la menace terroriste.
© Tendance Ouest.

F.Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie : "Nous voulons continuer l'aventure du Panorama" après 2019 (1/4)

06h40 - 08 septembre 2016 - par L.D

Le président de la Métropole Rouen Normandie (Seine-Maritime) Frédéric Sanchez fait sa rentrée politique. Dans une interview donnée à Tendance Ouest lundi 5 septembre 2016, il dresse le bilan de l'été finissant et donne les clés de l'année à venir. Premier volet sur le tourisme et la culture.

Lors d'une interview réalisée lundi 5 septembre 2016, Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, a évoqué le bilan touristique de l'été qui se termine. Un bilan mitigé mais marqué par la réussite du Panorama XXL.

L'été se termine. Le bilan touristique, vous l'avez déjà dit, est moins bon que l'an passé. Comment l'expliquez vous ?

"La situation sécuritaire, les attentats, le développement de cette crainte liée au terrorisme pèse sur la fréquentation de la France par cette clientèle touristique venant de loin, en particulier la clientèle asiatique. En Normandie, on a l'habitude d'accueillir beaucoup de touristes japonais et donc cela a pesé sur la fréquentation de certains de nos équipements comme l'Historial.

Nous sommes quand même très satisfaits des réussites fortes liées à certaines de nos initiatives. L'instauration de la gratuité pour les expositions permanentes dans la Réunion des Musées Métropolitains se traduit par une très belle dynamique dont profitent d'abord nos habitants mais aussi leurs familles (+45 % de fréquentation depuis janvier). Nous sommes aussi satisfaits du Panorama XXL dont la fréquentation. Le Panorama devient une des locomotives majeures du tourisme sur la Métropole et les tours-opérateurs commencent à l'inscrire à leurs catalogues."

L'attentat qui a touché une église à Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet dernier a-t-il conduit à des annulations de séjours ?

"Tout cela est en cours de consolidation par l'office de tourisme. L'hôtellerie, en volume, va rester à un bon niveau à Rouen en 2016, proche de 2015, une année plutôt record. La restauration a souffert davantage. Les intempéries ont peut-être joué un rôle, notamment en juin-juillet. Oui, un certain nombre de groupes ont annulé leur fréquentation de croisières ou dans le cadre de tours passant par la Normandie ou le Val-de-Loire.
Mais il y a eu des phénomènes de substitution, c'est pour cela que le bilan touristique ne sera pas aussi négatif qu'à Paris. Il faut s'en féliciter, cela prouve qu'il y a une forme de résilience, et que l'attractivité rouennaise se renforce au fil des mois. Nous sommes d'ailleurs en pleine négociation avec des tours-opérateurs pour le Panorama, pour l'Historial, des contrats sont en cours de signature. Et on pense que les Rendez-vous en France, au printemps prochain – 800 professionnels du tourisme qui vont fréquenter Rouen et toute la Normandie fin mars – vont avoir un effet de levier certain dans cette politique qui monte en charge et qui crée des emplois chaque année davantage ici à Rouen."

Peut-on chiffrer ces créations d'emplois ?

"C'est toujours difficile à estimer, beaucoup d'emplois sont saisonniers mais nous sentons que l'économie touristique se consolide sur Rouen. J'ai non espoir que tout cela progresse encore : des hôtels, des restaurants ouvrent. Des prestataires se mettent en place pour transporter les touristes depuis les grands aéroports parisiens. Cela n'a l'air de rien, mais un bel hôtel, c'est tout de suite 100 emplois directs."

Qu'en est-il de l'avenir du Panorama ?

"Nous sommes en pleine discussion avec Yadegar Asisi. Fort de ce lancement réussi – nous sommes proches des 250 000 visiteurs - nous avons envie de continuer l'aventure. Le choix est simple : soit nous arrêtons comme prévu en décembre 2019 et nous démontons l'équipement, soit nous déménageons. Si nous arrêtons, il faudra peut-être faire venir une œuvre nouvelle pour renouveler l'intérêt. Si nous allons au-delà de 2019, alors il faut trouver un nouveau site, modeste, plutôt rive gauche, et de nouvelles œuvres."

LIRE AUSSI.

Réagir à l'article

Articles sur le même thème